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Il va sans dire que la mère de Zhubin devait lui prodiguer une attention soutenue et constante. Avec l'appui de son mari et de la famille, elle cherchait sans cesse à découvrir les spécialistes qui pourraient enfin percer le mystère de la condition de Zhubin et lui apporter un soulagement. Au cours de ces longues nuits sans sommeil, où elle le réconfortait et l'encourageait, Simin, la mère de Zhubin, était plus qu'une simple mère pour son fils, elle est aussi devenue son amie. Sa vie dépendait désormais entièrement de celle de son fils. Lorsque la condition de Zhubin vint à se détériorer, c'est elle qui essuya courageusement chaque nouvelle saute d'humeur et qui assistait son fils pendant ses plus violents maux de tête. Elle en vint à reconnaître d'un seul coup d'oil les indices non-verbaux qui trahissaient la douleur de son enfant.
Néanmoins, malgré toutes les épreuves qui l'accablaient, Zhubin, avec l'appui de sa famille, se débattait courageusement pour avoir une certaine qualité de vie. Il s'entraînait au centre de conditionnement physique du quartier. Il essaya à plusieurs reprises de reprendre ses études - souvent interrompues - et travailla même à temps-partiel. Animé d'une grande force intérieure, provenant peut-être de ses tourments, Zhubin en vint à exprimer à sa mère, par des discussions, par écrit ou par des gestes altruistes, une véritable philosophie de vie axée sur l'espoir et sur l'importance d'apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin autour de nous.
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